1. TABLES RONDES. CÉCILE CUKIERMAN : « L’OBJECTIF EST DE SOULEVER DES QUESTIONS SUR LES INÉGALITÉS HOMMES-FEMMES »

    En amont de la quinzaine de l’égalité sur la question de l’égalité hommes-femmes, ELLE active et la Région Rhône-Alpes organise lundi 17 septembre à l’Hôtel de Région, deux tables rondes sur les inégalités persistantes. Cécile Cukierman, conseillère spéciale à l’égalité hommes-femmes à la Région, explique l’enjeu de ces débats….

    «  Selon les chiffres de l’Insee, seulement 98 343 femmes occupent un poste à responsabilités ou une profession intellectuelle supérieure, contre 172 272 pour les hommes en Rhône-Alpes. Toujours selon l’Insee, une femme chef d’entreprise gagnerait 2360 euros de moins qu’un homme au même poste. Pour les cadres la différence est d’environ de 1392euros.

    C’est donc face à ce constat édifiant, que nous organisons cette journée, rythmée par deux temps forts. Tout d’abord, la présentation et la signature du plan d’action élaboré par la Région sur l’égalité des deux sexes, puis les tables rondes dont le lancement sera fait par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes.

    Le premier débat aura pour thématique «  Même salaire, même responsabilités, comment les femmes peuvent-elles lever les obstacles ?  ». Des patrons, des salariés seront présents pour animer la discussion, ainsi que Brigitte Grésy, spécialiste sur les questions d’inégalités hommes femmes dans le monde du travail. L’objectif est d’impulser une réelle évolution dans les mentalités.

    Lors du second débat, « Stop à l’autocensure et à la culpabilité, comment lever nos freins et mieux nous affirmer ? », seront soulever des questions concernant les coutumes et l’éducation, car la loi est impuissante dans la sphère privée. » 

     

  2. MAXIME CHARVERON « LE BMX À HAUT NIVEAU N’EST PAS ENCORE UN SPORT DÉMOCRATISÉ EN FRANCE »

    Du 15 au 17 septembre se tiendra à Lyon, le salon R‘Bike à Eurexpo, l’une des plus grosses manifestions autour du vélo organisée en France. Les nouveaux modèles de vélocipèdes seront présentés et pourront même être testés. Ce salon est aussi l’occasion de mettre en avant la discipline mise en lumière par les JO de Londres : Le BMX. A cette occasion, R’Bike organise un concours « Cross the tracks ». Maxime Charveron, participant du concours et professionnel du BMX lyonnais revient sur cette discipline encore difficile à pratiquer à haut niveau en France….

    «Le BMX à haut niveau n’est pas encore un sport démocratisé en France, contrairement aux États-Unis. Les lois françaises encadrant les skates park sont trop restrictives et lèsent nos performances sportives. Cela nous met à un niveau bien inférieur que les américains. Pour autant je n’envisage pas de m’exiler là-bas pour pratiquer mon sport. Avec le niveau des « riders » de BMX outre Atlantique, la compétition serait trop rude. À l’heure actuelle, en France nous sommes seulement trois à pouvoir pratiquer le BMX à plein temps. Et contrairement aux autres disciplines du vélo, nos subventions sont beaucoup plus réduites. 

    Ma passion pour cette discipline est née simplement en feuilletant un magazine.  Mon engouement pour ce deux roues devenant de plus en plus fort, mes parents  m’ont offert mon premier BMX. J’ai commencé à m’entrainer au skate Park du cours Charlemagne. Un  jour j’ai été repéré par la marque Nike, qui m’a proposé un contrat. J’ai dû alors faire un choix : les études ou le BMX. J’ai choisi ma passion. Cependant je sais que ma pratique de ce sport ne sera pas éternelle, j’ai quand même passé mon bac et je réfléchis déjà à une reconversion. »

     

  3. LA RENAISSANCE DE TANN’S

    “T’as ton Tann’s?” Les trentenaires se souviennent à coup sûr de ce slogan culte de la publicité des années quatre-vingt. Tombé dans l’oubli à la fin des années quatre-vingt-dix, le cartable Tann’s fait son grand retour depuis 2008, grâce à deux jeunes diplômés de Grenoble Ecole de management, Fabrice Raffo et Benjamin Prades. Deux amis, qui ont eu l’idée de relancer l’objet mythique de leur enfance alors que l’ancien détenteur de la marque, le maroquinier Le Tanneur, souhaitait se séparer de la licence. “Nous nous sommes remémorés nos souvenirs d’école, Goldorak, les BN, les vignettes Panini. Au final, nous avons réalisé que nous avions tous les deux gardé notre cartable Tann’s”, racontent, nostalgiques, les associés qui ont installé le siège social de la marque à Rillieux-la-Pape. Les deux entrepreneurs décident alors de ne plus cibler uniquement les enfants, mais aussi les anciens écoliers de la première époque. “Garder l’esprit de l’époque était primordial pour nous. Mais nous avons aussi adapté la sacoche aux jeunes adultes dynamiques. L’espace pour le goûter est remplacé par un espace pour mp3”, explique Fabrice Raffo. Les matières aussi ont changé, pour basculer du côté de l’éco-conception: les cartables sont désormais en “polyecotann’s”, à base de bouteilles en plastique recyclées. En pleine mode vintage, le cartable Tann’s trouve sa place malgré un prix (à partir de 50 euros) plus élevé que les produits vendus dans la grande distribution. Depuis la reprise, le volume des ventes est passé de 150000 euros à 3,3 millions d’euros. Et c’est peu dire que la rentrée scolaire est une période cruciale : 80 % du chiffre d’affaires est réalisé entre juin et septembre. Cette année, l’entreprise d’une quinzaine de salariés a dessiné six collections, et vise la commercialisation de 160000 unités. La marque est présente dans 650 points de vente en France, principalement des maroquineries. Les deux nouveaux propriétaires de Tann’s envisagent de s’ouvrir d’avantage à l’international à partir de 2013 après des incursions en Belgique et aux Pays-Bas.

    Les patrons
    Fabrice Raffo (à gauche) et Benjamin Prades, tous jeunes trentenaires, ont
    repris la marque de leur enfance en 2008.

    Pourquoi ça marche ?
    Les repreneurs font revivre une marque emblématique des années quatre-vingt en pleine vague vintage.

    La production ?
    Après avoir tenté la fabrication française, les dirigeants se sont tournés vers l’Asie pour réduire les coûts de production.

    Le plus ?
    Les deux entrepreneurs commercialisent cette année, des sacs de la marque IKKS pour enfants.


    Lucile Vivat

     

  4. Village des créateurs : «UNE MARQUE DOIT MARQUER LES ESPRITS POUR PERDURER »

    Dix ans que le Village des créateurs accompagne les jeunes entreprises de la mode, du design et de la déco dans leur développement économique. Isabelle Gleize, la directrice de la structure revient sur ce bilan-anniversaire…

    « En 10 ans, nous avons accompagné près de 150 marques. La crise actuelle n’a pas eu l’effet catastrophique que je craignais. En 2011, le chiffre d’affaires cumulé de toutes nos entreprises représente 5,5 millions d’euros. Toutefois, il faut être réaliste, une nouvelle marque doit marquer les esprits, proposer des choses qui frappent les gens pour perdurer. Certains de nos créateurs ont bien compris cet enjeu. Je pense, par exemple, à Blue Moustach ou encore Bonchic Bonchien.

    Créé à l’origine par la Ville de Lyon et avec l’aide des syndicats professionnels de l’habillement et du textile, le Village des créateurs a une double mission. La première est d’accompagner pendant 23 mois dix créateurs dans la pépinière du passage Thiaffait, la seconde est d’apporter notre aide à d’autres entreprises à Lyon et en Rhône Alpes. Au fil des années nous avons mis en place de nouveaux services pour apprendre aux entreprises à rayonner. Nous n’avons pas encore notre Jean-Paul Gaultier lyonnais, mais pourquoi pas un jour !» 

    Propos recueillis par Lucile Vivat

     

  5. MODE. ANAÏS : « LE CONCOURS ELITE NE NOUS EMPÊCHE PAS D’ÊTRE AMIES »

    Célia : « Je suis depuis toujours une passionnée de mode. J’aime autant défiler que poser devant  l’objectif.  C’est une carrière qui ne m’effraie pas. Il faut y aller au culot et tenter sa chance ! Je ne vis déjà plus chez mes parents, mais à Toulouse, donc partir à l’autre bout du monde loin de mes proches n’est pas un  problème. Ce qui pourrait faire la différence auprès du jury : ma persévérance, je ne lâche jamais rien.  Je voudrais toutefois garder un pied dans les études et suivre des cours par correspondance ».

    Anaïs : « Ce qui me plait dans le monde du mannequinat, c’est de travailler avec  des professionnels de la mode, être au cœur des nouvelles tendances, porter les nouvelles collections, rencontrer de nouvelles personnes, voyager dans plein de pays différents.  Le top modèle qui m’inspire le plus est Sigrid Agren. J’aimerais si c’est possible avoir la même carrière.Dans le concours Elite, il n’y a pas de rivalité entre nous, même si c’est une compétition. L’ambiance est détendue,  comme nous passons beaucoup de temps ensemble, des liens se sont déjà noués. Pour l’instant on se prépare pour la finale ». 

    Propos recueillis par Lucile Vivat

     
  6. Diglee, la plus girly des dessinatrices 


    Diglee, alias Maureen Wingrove, aime se cacher derrière cette jeune fille attachante aux lunettes rondes qui navigue entre l’adolescence et la vie adulte. Dans ses deux premiers ouvrages, la jeune femme traite des relations amoureuses, amicales ou encore des complexes physiques avec humour et légèreté. Surnommée affectueusement par son beau-père Digle en référence à Modigliani, elle rajoutera un “e” pour faire plus anglo saxon, en clin d’œil à ses origines britanniques.

    Un coup de crayon original
    Elle puise son inspiration dans les œuvres de l’auteure érotique Anaïs Nin pour son univers si singulier, ou encore dans la BD Pico pour le style du trait. Après un bac littéraire options arts plastiques et anglais, tiraillée entre ses deux amours, la littérature et le dessin, elle choisit finalement ce dernier. Elle etudie donc dans l’établissment Emile-Cohl.

    C’est durant cette période que Diglee commencera à tenir un blog, libérant ainsi son univers créatif, en dehors du parcours scolaire. “La BD ne s’est pas imposée à moi directement, c’est de l’illustration que je voulais faire avant tout grâce à mon blog”, confie-t-elle. Si dans son œuvre on retrouve de nombreux lieux de la ville, c’est que Diglee reste attachée à Lyon, et elle l’assume. “Même si mes collaborateurs sont à Paris, je peux rester ici et travailler à partir d’Internet.”


    Fascinée par le monde qui l’entoure, la jeune femme aime avant tout puiser son inspiration dans les scènes du quotidien. Quand une idée lui vient, elle la note dans son carnet et met en forme ces anecdotes la nuit, dessinant sur son ordinateur tout en écoutant un album de Lady Gaga.


    Et Diglee ne manque pas de projets. La suite ? Une nouvelle BD inspirée des tribulations de ses amis pré-trentenaires, ou peut-être un ouvrage sur l’univers des années folles, qui la fascine tant.

    propos recueillis par Lucile V.

     
  7. ·         Vénus III

    Exposition. Depuis 3 ans déjà la célèbre Vénus de Milo est laissée entre les mains d’une quinzaine d’artistes internationaux. Pour l’édition 2012 se sont les dessinateurs de BD qui sont mis à l’honneur. Des bédéistes comme Tanxxx, Dominique Goblet ou encore Carlos Nine ont revisités la célèbre femme sans bras à leurs manières. Elles sont ensuite vendues afin de récolter des fonds pour la lutte contre le cancer du sein.. La Vénus connue dans le monde entier est un véritable symbole de la féminité. C’est donc tout naturellement qu’elle a était choisi pour sensibiliser les femmes au dépistage. En plus de cette exposition la galerie Space Junk de Lyon s’investie dans cette cause en organisant des débats et des rencontres pour les femmes de milieu défavorisées pour leur faire prendre conscience de l’importance du dépistage de cette maladie. La galerie accueille toutes ses dames du 12 septembre au 27 octobre.

     

    Galerie Space Junk , 16 rue des Capucins , Lyon 1er         

     
  8. Santé. Dr Jean Lang « Les résultats ont montré une protection contre 3 des 4 types de virus de la dengue »

    Les chercheurs du laboratoire Sanofy de Marcy-l’Etoile mettent au point un vaccin contre La Dengue. Actuellement il n’existe aucun traitement pour lutter contre ce virus transmit par les moustiques. Dr Jean Lang, directeur du développement du vaccin dengue chez Sanofi Pasteur reviens sur les dangers de ce virus et sur les avancés de ce futur vaccin.

    Près de la moitié de la population mondiale vit dans des zones à risque où sévit le moustique qui transmet la dengue. Les estimations récentes évaluent à près de 220 millions le nombre de personnes infectés chaque année. La dengue est présente dans les territoires Français d’outre-mer (Antilles, Guyane, Réunion, Thaiti …) avec des épidémies. Le moustique tigre est également présent dans le sud de la France métropolitaine avec quelques cas rapportés de dengue.

    Nos essais cliniques dans la province de Ratchaburi en Thaïlande ont débuté en 2009, avec la participation de 4002 enfants âgés de 4 à 11 ans. Une partie des enfants a été vaccinée avec le vaccin dengue et une partie avec un placebo utilisé comme comparateur pour mesurer l’efficacité du vaccin. La vaccination se fait en 3 injections sous-cutanées, espacées de 6 mois chacune. en circulation en Thaïlande durant l’essai clinique. Des essais de phase III avec 31,000 enfants et adolescents ont lieu actuellement dans 10 pays d’Amérique Latine et en Asie. La mise à disposition du vaccin dépendra des résultats de ces essais.

    Lucile Vivat

     
  9. Jérôme MOURRIN «  les noix de coco tuent 130 personnes par an contre 10 pour les requins »

     Suite à une nouvelle attaque de requin à la Réunion dimanche dernier, les autorités locales de l’île envisage une ouverture légale de la chasse  du squale. Jérôme MOURIN, responsable biologique de l’aquarium de Lyon déplore cette éventualité et explique les dangers de cette pratique si elle était adoptée.

    « Il n’y a que 5 ou 6 espèces de requins qui sont réellement dangereuse pour l’homme. Les requins Bouledogues, les requins citron, le requin blancs et le requin tigres sont seuls espèces à risque. En mon sens, les attaques de requins ne sont pas dues à une augmentation du nombre de spécimens mais plutôt à une augmentation du nombre de surfeurs. Cela occasionne forcément plus de rencontre et donc plus d’accidents. La réserve naturelle de poissons n’est nullement en cause. En termes de chiffre, il y a environ 130 personnes qui sont tuées par une noix de coco contre une dizaine par des requins. Il faudrait donc se demandé si les attaques sont si fréquente que cela. Il faut savoir que les requins n’aiment pas le gout de la chair humaine. Ils attaquent les surfeurs ou les baigneurs car ils les confondent avec des tortues ou bien des phoques. Dans l’eau il est facile de confondre un homme allongé sur un planche, les bras et les jambes dépassants de chaque côté avec un testudinidé. Il est très rare qu’un squale mange un homme en entier. La mort est plus souvent due à l’hémorragie qui est trop importante. Autoriser leur chasse serait une chose aberrante. Le tourisme ne devrait pas primer sur la biodiversité. Ce prédateur a un rôle primordial dans le milieu aquatique. Il permet de réguler le nombre de poissons et autres animaux. Le chasser reviendrai donc a déséquilibrer l’écosystème. Contrairement aux idées reçues, c’est de la mer que vient le principal renouvellement de l’air en oxygène et non des forets. Les algues sont à l’origine de 80% de la création d’oxygène. Les modifications du climat ont également entrainé un changement des courants marins forçant les requins à en fréquenter des zones plus côtoyé par les hommes.

    Propos recueillis Lucile Vivat

     
  10. Comment trouver le minimum pour survivre pendant la semaine la plus morte de l’année à Lyon ? Pas facile, même quand on habite au cœur de la Presqu’île. Lucile Vivat a tenté une expérience shopping dans le désert et la fournaise. Récit d’une quête impossible. …

    8 HEURES. La mission baguette et croissant est lancée. Trouver du bon pain en août à un prix raisonnable est difficile, mais pas  impossible. Au croisement de la  rue Président-Edouard-Herriot et de la rue Dubois, la boulangerie de Christophe Rodriguez est ouverte tout le mois. La  vitrine de gâteaux de la Maison Bouillet, rue des Archers, m’invite aussi à la surcharge pondérale à base de macarons colorés.


    9 HEURES. L’envie d’une cigarette commence à se faire sentir. Après une dizaine de minutes de  marche dans les rues de la  Presqu’île, toujours pas de  bureau de tabac en vue. Je suis obligée de prendre un Vélo’v  pour aller jusqu’au Terreaux.  Heureusement, je me souviens  d’une adresse secrète : Monsieur et Madame Bouvard, une valeur  sûre, située 1 rue de l’Ancienne  Préfecture. Magasin ouvert tous les jours et tard le soir. On me  gratifie même d’un sourire en me tendant mon paquet de Marlboro. De quoi évacuer mon stress  qui monte.


    12 HEURES. Manger. En sortant du bureau, les étals des vendeurs du marché quai Saint-Antoine  feront mon bonheur. Certes, l’offre est ténue et mon producteur de poireaux habituel ne reviendra pas avant un bon mois. Mais je ne tarde pas à dépenser sept euros pour un poulet chez le rôtisseur avec quelques patates  douces. Pas la peine de jouer des coudes pour acheter la dernière laitue, beaucoup de Lyonnais  sont en vacances. Rien d’autre à faire que de déguster mon poulet chez moi : pas une boutique n’est ouverte entre midi et deux.
     
    14 HEURES. L’été est la saison où  on a le plus les gambettes à l’air. Il faut donc les entretenir régulièrement même au mois d’août ! Horreur : tout est fermé. Je fais  donc une petite infidélité à mon  esthéticienne préférée et tente le  concept Citron Vert, rue Constantine à Cordeliers. C’est avec ou sans rendez-vous.


    15 HEURES. Le soleil dore ma peau mais dessèche mes cheveux !  Après une multitude de coups de fil infructueux, je trouve seulement deux coiffeurs corrects  ouverts dans la Presqu’île. L’appartement 16 au 16 rue des  Archers n’est pas donné pour les cheveux longs. J’hésite donc à  pousser la porte de Just Good Art, 28 rue Sala. L’avantage ? On peut y aller en couple…


    16 H 30. Je me souviens que j’ai une paire de chaussures à faire  réparer de toute urgence et des  robes à amener au pressing. En  catastrophe, je cherche sur mon smartphone un cordonnier. Un  commentaire me conseille d’aller chez Baltayar, réputé artisan  sis place des Célestins. Il paraît qu’il fait des miracles. Un miracle à 34 euros pour changer le  talon mes escarpins. Coté pressing, il ne reste que l’incontournable Cap’net de la rue Grolée. Je finis par pousser la porte, la seule alternative valable consistant à franchir les voûtes de Perrache pour aller au pressing du 42 cours Charlemagne.


    19 HEURES. Envie soudaine d’un voyage temporel. Je m’assieds  dans les fauteuils capitonnés du The Monkey club situé place Tolozan. Siroter un martini ou un  cosmo comme dans Sex and the city dans une ambiance Londres XIXe, quoi de plus atypique ?


    20 H 30. Manger au restaurant tout en écoutant un cours sur  l’histoire de la Hongrie c’est possible ? Moi je vous dis que oui ! La Puszla en Hongrie est une  steppe classée au patrimoine de  l’Unesco, mais à Lyon, c’est le nom d’un restaurant ouvert dans  le Vieux-Lyon, 56 rue Tramassac. Si, comme moi, vous en avez marre des classiques chinois ou indiens, testez la cuisine sud-coréenne chez Doshilack. Bien  sûr, il faut s’aventurer au 28 rue de Marseille, mais cela vaut le détour.

    Lucile Vivat 

     
  11. New York en dessus-dessous


    Exposition. C’est lors de son voyage dans la grosse pomme que Johanna, globetrotteuse aguerrie a été totalement était happée par la ville. La photographe a alors eu l’idée de mettre en opposition le « New York de la surface » et le « New York underground ».Elle propose un voyage photographique qui navigue entre la couleur et le noir et blanc, offrant un nouveau regard sur la ville si souvent photographié. Un périple entre le New York flamboyant et le monde souterrain de la ville qui ne dort jamais.

    Bar Pick me up, 13 rue de la Lanterne Lyon1er

     

  12. PRISON. PASCAL ROSSIGNOL : « LES SURVEILLANTS PÉNITENTIAIRES SE SENTENT DÉLAISSÉS »

    Les tensions sont encore montées d’un cran à la prison de Roanne. Selon le syndicat pénitentiaires UFAP, des tracts contre le personnel de la prison auraient été placardés sur les murs de l’établissement pénitentiaire roannais. Le siège pénitentiaire d’insertion et de probation du Rhône (SPIP) de Lyon aurait aussi été tagué pour dénoncer “le harcèlement des détenus par les matons”. C’est un changement d’horaires des promenades, qui aurait déclenché une révolte des détenus début juillet. Une mutinerie filmée et mise en ligne sur YouTube (voir lien ci-dessous). Dénonçant le manque de soutien de leur hiérarchie, Pascal Rossignol, secrétaire général de l’Union fédérale autonome pénitentiaire (UFAP), revient sur cette affaire …

     Les surveillants pénitenciers se sentent délaissés et non soutenus par leur administration. Les prisons sont surpeuplées et les surveillants en nombre insuffisant. Nous avons déposé un plainte mais il n’y a eu aucun retour. Nous ne savons même pas si une enquête a été ouverte. De plus, il est inadmissible qu’une vidéo montrant les visages des surveillants soit disponible sur YouTube. Il y a une réelle mise en danger pour eux. La situation est très tendue et pourrait très vite déraper. Je reproche le manque de communication autour de cette affaire. Il n’est pas impossible qu’une plainte soit déposée contre l’administration pénitentiaire pour non aide à personne en danger, si rien ne bouge. »

     

  13. Tapéo, la pause tapas à Confluence

    Ambiance tapas et Espagne, c’est ce que propose le restaura Tapéo. Situé au 2ème étage du centre commercial il possède une grande terrasse avec vue sur les quais de Saône. A l’intérieur l’ambiance est simple est épuré, une grande carte de Barcelone invite au voyage. « Tout est fait maison, tout vient directement d’Espagne » assure le serveur. Une fois servit La table devient très conviviale,  une multitude de petits assiettes  emplissent l’espace de la table. Les grands classiques de la cuisine sont là : Chorizo, gaspacho, paella. Mais il y a aussi des plats plus méconnus comme «  el rabo de tora con castagnas », une queue de taureau servi sur un lit de châtaignes.  Le service est ultra rapide et les tapas ne risque pas de refroidir car la plus part ce mange froid. La carte propose le célèbre  jambon ibérique dont le gout rappelle un peu celui du sanglier.  Les prix sont raisonnables pour la taille des portions, 5 euros environ pour un assortiment de 3 tapas.

    Tapéo, centre commercial Confluence, 7 rue Paul Montrochet 69002 LYON

    Lucile Vivat

     

  14. J’ai testé : une séance de relooking

    Arrivé aux bureaux de Tendencia, c’est Roseline Thelisson qui m’accueille. Je m’assoie face à un miroir, éclairé par une lampe à lumière blanche, similaire à la lumière extérieure. Elle commence par une analyse colorimétrique. Roseline sort une série de collerettes multicolores, on se dirait un peu au cirque. Le but est de déterminer les couleurs qui s’associent le mieux avec mon teint. Effectivement avec certaines couleurs atténuent les imperfections et les signes de fatigue. Pour moi ce sera les couleurs chaudes et foncée comme l’orange, le rouge et le doré. En petites touches grâce à des serres- têtes ou foulards cela me permet de me refaire une bonne mine sans vitamine C !  Pour l’analyse de la coiffure la méthode ne manque pas de peps ! Roseline prend mes cheveux et les secouent dans tous les sens. L’intérêt ?  Analyser ma gestuelle pour le type de coiffure qui me correspond le mieux. Ouf  c’est bon je vais pouvoir garder mes cheveux long. Ensuite j’enchaine sur la séance d’auto maquillage. Fond de teint, anti cerne, blush elle m’apprend à bien disposer le maquillage en fonction de ma morphologie de visage. Je passe ensuite sur l’analyse de mon corps. J’apprends que je suis un V (oui j’ai les épaules larges). La forme idéale pour une femme est le X. Roseline me conseille de mettre des jupes a volants pour féminiser mes hanches.  C’est l’étape cruciale de l’observation dans la glace. Je ne constate pas de changement radical mais je pars avec l’impression de savoir plus me mettre en valeur. Un bon remède contre le manque de confiance en soi.

    Lucile Vivat

    Agence de relooking sur Lyon

    Tendencia  relooking  31 rue président Edouard Herriot  69001 LYON

    Relooking Studio  91 rue Duguesclin 69006 LYON

    Gladys relooking : 4 avenue Verguin 69006 LYON

     

  15. Ouverture du procès de l’homicide de la rue Bossuet

    Hier s’est ouvert  le procès en  cours d’assisses  de la quinquagénaire tuée son dans garage de la rue Bossuet  en septembre 2010.   Dans le box des accusés, le  jeune homme avait la tête baissée et la mine défaite.  Il avait exprimé aucun remords lors de ses auditions et avait même projeté d’écrire un livre sur son meurtre. L’accusé âgé de 26 ans aux moments des faits avait pénétré dans le box du garage, attiré par la Peugeot 207 cabriolet neuve que venait de déverrouiller sa propriétaire. Il est  accusé de meurtre accompagné de viol, vol et tentative de vol.

    Le surprenant, elle l’avait menacé d’appeler le concierge. Pris de panique il l’avait poussé de façon brutal par terre, se frappant  violement la tête contre le sol. La femme se mettant à hurler, il avait saisi l’extincteur à proximité, la frappant en plein visage, a de nombreuses reprises un état de rage. « Je ne pouvais plus m’arrêter, Je ne sais plus combien de coups j’ai portés, je n’ai pas arrêté avant qu’elle se taise » a-t-il déclaré lors de son audition. Il commettra des attouchements sexuels suivis d’un viol sur sa victime agonisante.  Attouché par son père dans son enfance, il dit avoir agi sous une pulsion incontrôlée. Retrouvé par un voisin venu récupérer son véhicule dans son garage souterrain de la  rue Bossuet, il a croisé le meurtrier s’enfuyant prétextant « ramener le scooter de son pote ». Alerté par des gémissements et  de nombreuses traces de sang, il a découvert le corps de sa voisine gisant sur le sol à moitié dévêtue. La victime devait partir en vacances, le matin même avec sa sœur. Agée de 56 ans, ses proches la décrivaient comme une femme active malgré la mort de son mari quatre ans plus tôt. Déjà grand-mère, elle préparait le futur mariage de sa fille. Verdict attendu vendredi dans la journée.